samedi 2 octobre 2010

La colère monte, accumulation de manomètres

D. grise et ma pluie parisienne excluent d'emblée l'enfermement d'une salle de cinéma. La carte Pompidou est comme la carte UGC, un prétexte à, une raison de (au choix) divertir/enrichir/ouvrir/enlaidir/applaudir/appauvrir/découvrir/mourir/dormir y tutti quanti- en plus, Pompidou, c'est vitré.

Arman expose une belle chaise et puis on a la vue de Paris, la tour Eiffel et les drapeaux Etam. Beaubourg comme pèlerinage, et qui n'a pas tenté un jour d'ouvrir les portes battantes menant à la bibliothèque? Et ce texte de présentation, comme une copie du précédent dont on aurait changé les mots, une exposition plagiat en somme. Ah. Et une question d'héritiers et de droits qui vient - en sous-titre - donner un aperçu de ce qui est dénoncé haut et fort: la société de consommation. Ou le serpent qui se mort la queue. Comme si le cerveau, embué, se refusait à toute compromission avec ce domaine diabolique où l'art est théorique/abstrait/concept, comme si, aujourd'hui, on voulait du lisible. Comme ce groupe de gens persuadés que lire Dan Brown est une preuve d'érudition, comme mon cerveau snob et méprisant fatigue.

Et puis, les premières œuvres, l'idée de la trace, de la marque, de l'instantanée plus que de l'empreinte - l'authenticité du sentiment. Les titres merveilleux. Le concept bouleversant. La colère réelle.


Et c'est jusqu'au 10 janvier 2011

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