lundi 18 octobre 2010

Woody's sound & fury

Le dimanche après-midi est une notion particulièrement sensible. C'est une période temporelle généralement libre de toute occupation. C'est un moment où les gens sont disponibles. C'est aussi le temps du repos. Le calme après la tempête du samedi soir. Le dimanche après-midi n'est pas l'heure des grandes activités touristiques et culturelles. Le dimanche après-midi se passerait bien en tête à tête avec un thé et une couette.

Seulement parfois, et c'est tant mieux, le dimanche après-midi ne rime pas avec la solitude choyée. Et certains films ont été inventés rien que pour ça. Il me semble que c'est le cas de la plupart des Woody Allen et je peux vous assurer que c'est le cas de celui qui passe en ce moment sur les écrans. Car oui, tout le monde souhaite un jour entendre et se persuader que "Vous aller rencontrer un bel & sombre inconnu", avoir un avenir prometteur et vivre heureux à jamais. Et oui, nous sommes tous humains, trop humains: toujours prêts à flirter avec le ridicule pour conjurer la mort, à fantasmer sur la fenêtre d'en face en espérant échapper à sa propre carcasse, à se laisser berner par de douces illusions pour ne pas sentir la morsure du réel. Enfin oui, ce n'est ni le plus drôle, ni le plus profond des films de notre bon vieux Woody mais c'est un bon divertissement, un portrait tellement juste et intemporel de notre condition. C'est le film où il affirme sa position de conteur à la manière shakespearienne, c'est-à-dire avec humour et amour: " it is a tale told by an idiot, full of sound and fury, signifying nothing".





All the world's a stage,
And all the men and women merely players:
They have their exits and their entrances;
And one man in his time plays many parts,
His acts being seven ages. At first the infant,
Mewling and puking in the nurse's arms.
And then the whining school-boy, with his satchel
And shining morning face, creeping like snail
Unwillingly to school. And then the lover,
Sighing like furnace, with a woeful ballad
Made to his mistress' eyebrow. Then a soldier,
Full of strange oaths and bearded like the pard,
Jealous in honour, sudden and quick in quarrel,
Seeking the bubble reputation
Even in the cannon's mouth. And then the justice,
In fair round belly with good capon lined,
With eyes severe and beard of formal cut,
Full of wise saws and modern instances;
And so he plays his part. The sixth age shifts
Into the lean and slipper'd pantaloon,
With spectacles on nose and pouch on side,
His youthful hose, well saved, a world too wide
For his shrunk shank; and his big manly voice,
Turning again toward childish treble, pipes
And whistles in his sound. Last scene of all,
That ends this strange eventful history,
Is second childishness and mere oblivion,
Sans teeth, sans eyes, sans taste, sans everything.

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