lundi 6 septembre 2010

Sous le soleil, exactement

Hier, il faisait beau. Hier, J. disait que c'était enfin l'été. Et la chaleur de plomb de l'été peut parfaitement être remplacée par la douce fraîcheur des salles de cinéma. Si je vous le dit.

Cela dit, les yeux plissés, les cheveux moites et le moral léger, il aurait été difficile de mastiquer du Duras ou de se laisser écraser par le poids d'un Arbre. On a donc voté pour le divertissement: un peu de foot pour la plus grande joie de J., un peu d'accordéon parce que c'est fun, des beaux garçons parce qu'il en faut.

Mais les histoires de fratrie et d'ambition ne sont pas forcément plus légères sous le soleil, elles sont peut être même plus crues. Ce qui les allège, c'est le traitement d'une caméra compatissante, c'est un regard d'amour et de pardon, c'est le rire malgré tout car au foot, comme à la guerre, les histoires se répètent tandis que la mer et le soleil assistent, impassibles.

Et, parce que le film parlait finalement de beaucoup plus que de football, ce n'est pas sa bande annonce qui le résume mais ce clip d'un kitch absolu. Ou, comme une incitation à aller le voir: "C'est l'histoire déchirante d'une passion et d'un génie qui ne coïncident pas, c'est l'histoire adorable d'une vie."


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