vendredi 12 novembre 2010

Barcelona vida loca: Biutiful

Javier Bardem en beau brun ténébreux. Barcelone et ses labyrinthes branlants. La reconnaissance de Cannes. Alejandro González Inarritu et le souvenir de 21 grammes. L'envie.

Et puis la réalité: ce scénario terrible qui nous balance à la gueule la vie de ce mec profondément bon accablé des 1001 plaies d'Egypte et pire encore. La bipolaire splendide et violente, femme aimée et femme impossible à qui l'on ne peut que dire: "tu ne vois pas des étoiles, tu vois ton système nerveux." Les enfants déchirés qu'il faut abandonner. Le dortoir des ouvriers asiatiques filmé tant de fois que l'on sait, aggripés à notre fauteuil, ce qui va arriver. L'exil des uns et la mort des autres.

On finit par se demander ce qu'il nous veut, ce réalisateur, à nous torturer de la sorte. Certes, les images sont belles et les sentiments profonds; la chouette et sa boule de poil, le père et l'au-delà. On en sort vidés mais pas purgés, meurtris mais pas blessés. On arrive tout juste à se sentir idiots de n'en rien tirer.



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