vendredi 30 janvier 2015

I don't know. I'm the author. I can't say. I'm looking.

". . . let’s imagine a Labyrinth without a central quid (neither Monster nor Treasure), so one that’s a-centric, which basically means a labyrinth without a final signified to discover → Now, that might be the Metaphor for Meaning, in that it disappoints → Interpretation (detours, investigations, orientations) like a kind of mortal game, possibly with nothing at the center; here, again, the path would be equivalent to the goal–but only if you manage to get out"
R.B. Préparation au roman.

 La Légende des origines

 Un hasard: l'indisponibilité le samedi. Une constante: Marguerite Duras. Les mains négatives c'est pire encore ça me fait pleurer à chaque fois et je l'ai retrouvée dans mes souvenirs de Lascaux, dans la grotte des rêves perdus, dans Paris quand le jour peine à se lever et que tout a un goût métallique qu'on ne peut décidément pas mettre sur le dos de la pollution. Un employé expliquait que les vidéos de Jennifer Douzenel avaient quelque chose à voir avec la peinture à cause du temps qu'on a mis à comprendre les mouvements des chevaux. Tout le monde était très bien diplômé, c'est une forme de politesse à la mode. Feutré. L'ambiance fonctionnait. J'ai moins pleuré que dans le cri d'amour rauque de Duras. 

Jennifer Douzenel - SongKol

Vetiver

Le souvenir d'une cabane et d'un miroir. Du fils de l'artiste exposé qui chantait ou jouait. De plusieurs rencontres dont certaines assez mauvaises. Spleen amer. Pourtant une fois rentrée le rythme des béquilles dans les coulisse de la galerie. L'impression première: oh, les nymphéas. La perspective des marches qui descendent et de l'image qui colle à la rétine. La texture et la trace du geste. On pourrait s'y noyer. La femme à l'accueil est infecte et réconforte dans l'idée que c'est là qu'il faut aller faire chier. Se servir du sempiternel guide des galeries au cas où on sait jamais l'itinéraire aurait changé. Comme il pleuvait il est devenu chapeau. Imbibé d'eau son utilité s'est avérée limitée. La notice de l'exposition était calée à l'intérieur. La peinture s'est liquéfiée et les couleurs se sont encore plus mélangées.

Jean-Baptiste Bernardet - Vetiver



C'était génial. La pluie. L'odeur un peu glauque. Cigarette éteinte et pas bougie senteur luxe et propreté. Les gens entraient et sortaient aussitôt. Comme une fuite. Ah non on fait les galeries du marais pas de Berlin ou Orléans. D'autant que dans la pièce principale tout avait l'air fake et bas de gamme. D'autant que la vidéo s'est déclenchée dans le noir de l'arrière-salle suite à notre arrivée. Elle disait des choses dans un ordre pas possible avec pour personnages les trucs de la pièce principale et ça donnait "The only way of understanding something is by presenting something else." Voix suave un peu paumée.Une notice qu'il faut demander et qui pour une fois fait sens. Une personne qu'on vient déranger et qui s'en fout royalement qu'on soit là ou pas. Le titre, parfait. Même dans la pièce principale il y avait cette image du tragique et que la photographie a pu être photographiée grâce à un chargeur de téléphone négligemment abandonné au sol sous la projection.

Sofia Borges - The tragic

Ensuite Perrotin et même la BNF parce qu'Alix allait se terminer mais rien ne vaut le rythme ternaire.
Les deux qui avaient fui Borges étaient évidemment en train de se photographier/géolocaliser chez Perrotin.

Quant à Barthes, impossible de retrouver la citation en français.

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