dimanche 13 juin 2010

Je ne crois pas que tu allais à l'Eglise avant? Non, j'ai retiré mon soutien gorge.

Il y a du brouillon et du malaise. Il y a ce jeu étrange, décalé, grinçant. Il y a les paysages de la Toscane.

Depuis quelques temps déjà, je voulais voir cette Copie Conforme. J'avais déjà vu Le goût de la cerise, en DVD, un soir de fatigue et de Kellog's, recroquevillée sur un piteux canapé, incapable d'apprécier. Je voulais braver ses critiques laudatives et cyniques. Je voulais simplement voir Binoche et la boucle d'oreille rouge.

Et cette apparence parfaite, la beauté de l'âge mûr, le flegme, la robe liquide qu'on voudrait toucher pour atteindre le corps d'une femme-statue brisée; l'ambiance artistique, le snobisme intellectuel et la délicatesse de l'ensemble. La réalité troublante et fausse, la douleur tordante.

Et ce mélange des langues qui fait que c'est à l'étranger, dans l'étrangère qu'on est juste, que ce sont les mots appris, les mots calqués sur un système langagier pourtant maternel qui atteignent le point de rupture, le point de non retour.

Et l'horreur de l'ensemble.





If you really need reasons, there’s untidiness and uneasiness. There also is the strange, scathing performance. And there’s the Toscana landscape. 

I had been willing to see this Certified Copy for quite some time already. I had already seen his Taste of Cherry on a Kellog’s and DVD night all curled up on a tattered sofa and unable to juge or appreciate. I wanted to defy the laudatory and cynical critiques. I just wanted to see Juliette Binoche and a red earring.

And the perfect appearance, the beauty of maturity, the phlegm, the liquid dress you want to touch to reach the body of a broken lady-statue, the arty atmosphere, the intellectual snobbery and the whole delicacy. The disturbing and fake truth, the sharp pain.

And the mixture of languages that makes it only possible to be true in a foreignness. That it’s the only path to a somewhere that feels like nowhere.

And the monstrosity of it all.

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