dimanche 4 juillet 2010

J'pourrais t'aimer si t'avais du talent

D'aucuns prétendront qu'il s'agit d'une mode, d'un phénomène éphémère ayant émergé pour rassurer nos consciences: la révolution sexuelle a eu lieu, nous aimons les femmes, nous aimons la chair, nous l'affichons. Ils diront que c'est de l'opportunisme et que c'est fait pour remplir les salles de parisiens branchés et bio, ce qui est vrai, les salles sont pleines. Certains se revendiqueront de cette mouvance: libérée, exubérante, joyeuse et dévergondée. Ils diront qu'il était temps, qu'on ne vit qu'une fois et que la femme est enfin libre.Peu importe, j'aime la saveur de ce mouvement charnel, maternel et sexuel débridé. Et puis, je me fous pas mal des modes ce que j'aime encore, toujours, beaucoup, c'est l'homme.

Il est ici brisé, sale et faux. Il est ici petit, mesquin et sordide. Il est ici malheureux, coq et teigneux. Il parle d'honnêteté intellectuelle quand il faudrait humblement admettre. Il ne sait pas être père. Il ne sait pas dire je t'aime. Il ne sait plus trop. Et il est absolument opportuniste.

Du road movie à l'autobiographie, Kerouac l'a déjà dit: il n'y a qu'un pas. Peu importe que le portrait soit fidèle, il nous parle, il est vrai. On en redemande.

Comme disait V.: la fin d'un film est sa clef de voûte, elle révèle et éclaire l'histoire. Elle est ici parfaite.


Is burelesque hype ? Probably. Does it mean more and more films, exhibitions and books mention it? It definitely seems so. Is it underground or mainstream, low or highbrow? No idea. Are these questions relevant? Certainly not.

When I went to see Tournée, it was because I’d liked the trailer: the music, the tone, the girls and the boy charmed me. I am a pure product of my environment and I don’t give a shit. See, what I love more than anything else is the MAN-kind or evil by the way.

Here, he is broken, dirty an deceitful. He’s all proud and stupid, irrelevant and French. He’s so sad, a cantankerous peacock. He talks about intellectual honesty when he should be ashamed and humble. He doesn’t know what being a father means nor how to say I love you. And if all this shitty portrayal doesn’t count enough bad sides to convince you, well just wait and see how opportunistic he is.

Kerouac already showed us how a road movie can turn into an autobiography, or is it the opposite? But who cares, as long as the picture talks to us it’s true and makes us ask for more.

As V. puts it: in the end, it’s how the film finishes that tells you all about it and I’d be so glad if there were more movies with an end like Tournée.

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