jeudi 25 novembre 2010

Rubberdream

'Frankenstein' fut écrit en mai 1816 à la suite d'un pari entre Lord Byron, le docteur Polidori, Mary et Percy Shelley. L'enjeu était d'écrire l'histoire la plus effrayante possible. Mary Shelley avait vingt ans et un talent fou. Mary Shelley avait beau avoir du sang Woolstencraft, elle ne savait pas qu'elle n'avait pas simplement écrit une histoire d'épouvante. Son but, la victoire d'un pari et le divertissement de ses amis lassés d'un été pluvieux, n'avait rien de révolutionnaire. Et pourtant.

Rubber pourrait être comparé au Prométhée Moderne: créé dans l'urgence, le côté blague entre potes, rendu possible par des évolutions techniques telles le Canon EOS 5D (A. en aurait l'urticaire des spécialistes outrés tandis qu'A. trouve ça bien pratique en tournage), d'épouvante (d'aucuns pourraient dire épouvantable), etc.

Reste qu'on s'est fait chier avec J. Pour une fois qu'il m'accompagnait au cinéma, on a regardé nos montres et même pas eu peur. On a trouvé ça complaisant. On n'a rien vu de novateur et on n'a pas aimé. Pourtant, j'avais adoré le début et les chaises qui tombent. Surtout que ça m'a donné un argument choc à donner pour expliquer mon désamour: No reason.



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