mercredi 3 novembre 2010

Vénus noire et tremblements

La bande annonce semblait un peu mièvre. Encore un film français, tourné ailleurs et dans d'autres langues par un réalisateur que d'aucuns pourraient qualifier de français mais pas trop (comme quand en Angleterre ils donnent des niveaux de nationalité) mais un film français quand même, sur nos sciences humaines et nos femmes superbes.

Et A. qui est de passage. A. que je veux prendre sous mon aile protectrice de grande soeur. A. que j'emmène au cinéma. Si c'est bien, tu vas voir.

C'était sans compter sur la violence de l'ensemble. Parce que la violence c'est pas le geste. Parce que la violence c'est pas le mot. La violence, c'est tout le reste, le prétexte, le métatexte, le paratexte et l'intertexte mais la violence, c'est pas le texte. La violence ça te prend aux tripes et ça te secoue. La violence c'est quand tu pleures et qu'on te dit que c'est de joie. La violence c'est quand on t'accuse d'avoir humilié ton bourreau. La violence c'est tout ça et pire encore: ce qui ne se voit pas.

Alors t'es là, femme dans le noir et femme devant l'écran. Et t'en chie.

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