lundi 11 avril 2011

Forain sous les jupes des filles, Petit Palais

C'était au Petit Palais dont on a vu le futur nouveau logo en avant première dessiné sur une enveloppe vide.  C'était grâce au généreux G. qu'on ne voit jamais assez.

Il faisait beau, mais alors très beau, avec toute la chaleur et la sueur qui en découle. On avait moins peur de fondre que de devenir écarlates, on était bien contents de pouvoir se ruer à l'abri du soleil dans un lieu si majestueux. Il faut le dire cependant: on ne savait strictement rien de Forain, si ce n'est Grand-père qui racontait être allé jouer dans les jardins de Jeanne à l'époque de ses culottes courtes, ce qui fait bien sur le papier mais rajoute encore une information "à vérifier" à la liste déjà interminable des mythologies familiales.  Aussi, on avait déjà eu un rendez-vous raté. Et puis la curiosité, oui, la curiosité.

P. regardait et ça se voyait qu'il aimait. C'est à cause des traits et des points: on bavait devant des jupes vaporeuses si palpables qu'on sentait leur matière entre nos doigts de façon plus réelle et plus agréable que si elle l'avait vraiment été. C'est surtout à cause du vide: des jambes que l'on dessine du regard là où la toile est toute nue. On voyait des femmes pour lesquelles un décor était créé: 5 hommes et trois tables dessinés dans le simple but de traduire l'expression d'un visage. Ce qu'on appelle le souci du détail vrai j'imagine. Elles étaient belles et, quoiqu'on puisse dire sur la connerie de son Psst...! et de son patriotisme, Forain voyait la femme aimée, la femme objet et la femme blessée. Il traçait des profils précis, hautains, vulnérables. J'avais jamais vu ça et je ne m'en lassais pas.

Après on a vu le soleil dans le mini-parc dudit Palais puis on est sortis sous les ordres des vigiles. On s'est trainés comme des touristes dans les artères bondées, on a mangé et finis le cul posé sur les strapontins du Théâtre de la Madeleine parce que Dussollier qui est d'Annecy faisait de la Diplomatie au sujet de Paris. Bref, un putain de samedi.
 



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