jeudi 1 novembre 2012

The lightning 3 @ Café de la Danse

A happy woman is like a loaded gun

C'était le fruit du hasard, au Café de la Danse. On n'aurait probablement choisi d'aller là mais on nous l'avait proposé et on était disponibles. Chacune pour des raisons différentes, on avait besoin de ça. D'un moment léger et musical où claquer des doigts en remuant son derrière sur un fauteuil en plastique est l'acmé du bonheur. En première partie un mec et sa guitare. C'est facile un mec et sa guitare. Assez fréquent. Un jean, une guitare et une barbe.Un côté très rock qu'est pas très loin de Muze mais qu'est-ce qu'on s'en fout on se marre et même on aime. Un mec avec un jean et une guitare, quand il a cette allure rock, ça vaut tous les chippendales du monde. Un mec avec un jean et une guitare qui joue de son personnage sans vraiment s'en rendre compte et toi t'es là à le regarder se trémousser avec sa guitare. Il aimerait probablement pas que tu dises ça d'ailleurs, trémousser, il trouverait pas ça cool. Avec sa barbe à la Vincent Gallo. Mais un Vincent Gallo qui se trémousse y a pas plus sexe. 

Après c'est la pause et t'essaie de te souvenir pourquoi tu les as amenées là tes deux potes. Tu te souviens qu'il y a la chanteuse de Moriarty dont tu aimes bien la voix. Et qu'on t'a parlé de reprises. Pourquoi pas des reprises. C'est pas mal, ça fait Motown de parler de reprises. Au moins t'es en terrain à peu près connu avec des reprises, tu prends pas de risques. A ce moment tu parles de ta vie comme d'une série tv avec des bras cassés, des prénoms et des noms comme on n'en entend que dans cette enclave du Sud Ouest qui semble vouloir investir tous les pores de ta peau en ce moment. Et tu te rends compte que c'est assez général comme tendance, l'invasion des lits parisiens par des révolutionnaires aux bérets rouges. Sauf que pour une fois l'invasion te fais marrer avec tes dents dehors et tes yeux qui brillent. 

Après la lumière s'éteint. Quand elles entrent sur scène, elles sont trois. Des nanas minuscules et puissantes. Devant tout un tas de mecs à instruments qui sont là pour les rendre belles. Elles ont la patate les nanas, elles sont là pour se marrer et éventuellement t'embarquer dans leur sillage. Elles ont des voix différentes mais qui claquent. Elles savent ce qu'elles font et elles savent pourquoi. Elles sont sur scène comme chez elles et tout ce que tu vois toi c'est que leur joie n'en fait pas des lopettes mais des tigresses. Que la lady fox c'est pas un mythe c'est un truc vrai comme ta capacité à faire bouger ton poignet, avec nonchalance et maîtrise. 

The lightnin 3 © Ami Barwell

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